Lexbase Public n°296 du 11 juillet 2013 : Télécoms

[Brèves] Le Conseil constitutionnel retire à l'ARCEP son pouvoir de sanction attribué par la loi

Réf. : Cons. const., décision n° 2013-331 QPC du 5 juillet 2013 (N° Lexbase : A3984KIE)

Lecture: 1 min

N7973BTH

Citer l'article

Créer un lien vers ce contenu

[Brèves] Le Conseil constitutionnel retire à l'ARCEP son pouvoir de sanction attribué par la loi. Lire en ligne : https://www.lexbase.fr/article-juridique/8894410-breves-le-conseil-constitutionnel-retire-a-larcep-son-pouvoir-de-sanction-attribue-par-la-loi
Copier

le 11 Juillet 2013

Le Conseil constitutionnel retire à l'ARECP son pouvoir de sanction attribué par la loi dans une décision rendue le 5 juillet 2013 (Cons. const., décision n° 2013-331 QPC du 5 juillet 2013 N° Lexbase : A3984KIE). Le Conseil constitutionnel a été saisi par le Conseil d'Etat d'une question prioritaire de constitutionnalité relative à la conformité aux droits et libertés que la Constitution garantit de l'article L. 36-11 du Code des postes et des communications électroniques (N° Lexbase : L4977IUU). Cet article est relatif au pouvoir de sanction de l'ARCEP. Ses douze premiers alinéas confient à cette autorité le soin de réprimer les manquements, par les exploitants de réseaux ou les fournisseurs de services de communications électroniques, aux dispositions législatives et réglementaires afférentes à leur activité ou aux décisions prises pour en assurer la mise en oeuvre. Les requérants soutenaient que ces dispositions ne garantissaient pas la séparation des pouvoirs de poursuite et d'instruction et des pouvoirs de sanction de l'ARCEP. D'une part, le Conseil constitutionnel a relevé, qu'aux termes de l'article L. 36-11, la mise en demeure de l'exploitant ou du fournisseur, qui, sauf exceptions, précède le prononcé d'une sanction, est confiée au directeur général de l'Autorité, lequel détermine le délai dans lequel l'exploitant ou le fournisseur doit se conformer à cette mise en demeure. Ainsi, ces dispositions confient au directeur général l'exercice des poursuites devant cette Autorité. D'autre part, le Conseil constitutionnel a relevé que le directeur général de l'Autorité est nommé par le président de cette dernière, qu'il est placé sous son autorité et qu'il assiste aux délibérations de l'Autorité. Il a déduit du rapprochement de ces différentes dispositions que n'est pas assurée la séparation au sein de l'Autorité entre, d'une part, les fonctions de poursuite et d'instruction des éventuels manquements et, d'autre part, les fonctions de jugement des mêmes manquements. Le principe d'impartialité est donc méconnu. Cette déclaration d'inconstitutionnalité prend effet à compter de la publication de la décision du Conseil. Elle est applicable à toutes les procédures en cours devant l'ARCEP, ainsi qu'à toutes les instances non définitivement jugées à cette date.

newsid:437973

Cookies juridiques

Considérant en premier lieu que le site requiert le consentement de l'utilisateur pour l'usage des cookies; Considérant en second lieu qu'une navigation sans cookies, c'est comme naviguer sans boussole; Considérant enfin que lesdits cookies n'ont d'autre utilité que l'optimisation de votre expérience en ligne; Par ces motifs, la Cour vous invite à les autoriser pour votre propre confort en ligne.

En savoir plus